Septembre 1915Louis Bénard 19e Cie 272e RI posent avec quelques camarades de son régiment près d'un pont à Ambly en août 1915 Ambly le village de repos du 272e RI. La même photo prise par le fils de Louis Bénard dans les années 80.
Août 1915 Accueil Juillet 1915 (1)Photo prise dans le secteur occupé par les bataillons du 272e RI au Bois des Chevaliers. Posent pour la photo les soldats Tupet et Felgine camarades de Louis Bénard (19e Cie 272e RI). Août 1915.
11 août 1915 , le 272e RI reçoit des renforts composé de 2 adjudants, 2 sergents majors, 2 sergents fourriers, 12 sergent, 17 caporaux et 179 soldats au total 214 hommes. Du 11 août au 20 août 1915 , le front est relativement calme. Aucun évènement ne vient inquiéter la ligne de front occupé par le régiment. On déplore très peu de perte: - 14 août soldat Erard Constant 18e Cie tué - 16 août soldat Pauvert Jean 18e Cie blessé 21 août 1915 , on dénombre 4 blessés dans la journée: les soldats Longchamps Léopold 16e Cie, sergent Bocquel François 18e Cie, Beauchart Eugène 21e Cie et le soldat Rivières Georges 18e Cie. Jusqu'au 31 août , les bataillons se relèveront succéssivement sur la ligne de front, aucun incident n'est relevé durant cette fin de mois d'août 1915.
Le 24 août 1915 , pour la premier fois les courriers de ceux du 272e RI font référence à la distribution des premiers casques "Adrian". Jusqu'à maintenant les soldats portaient quelques fois des cervellières ou la casquette. Dans les premiers mois de la guerre, à l'époque où les troupes se battaient en rase campagne, le nombre des blessures à la tête n'avait rien d'anormal; en tout cas, il ne semble pas avoir attiré d'une façon particulière l'attention du service de santé. A ce moment, l'opinion des spécialistes était très nette en ce qui concerne la coiffure des troupes. Celle-ci devait être légère, aérée, bien centrée, apte à protéger contre le froid, la pluie et le soleil, enfin, construite de façon à n'exercer sur la tête aucune constriction qui pût être gênante à la longue; elle était d'ailleurs un objet d'équipement et nullement une arme défensive. Mais quand, au bout de quelques mois, les fronts se sont stabilisés et lorsque, pour combattre, les armées ont commencé à s'abriter derrière des fortifications résistantes, les choses no tardèrent pas à se modifier grandement. Les projectiles spéciaux de la guerre de tranchées éclataient en lançant autour d'eux des éclats animés d'une vitesse initiale considérable, ou éparpillaient en l'air des quantités énormes de terre ou de pierres dont chacune formait un redoutable projectile. Le nombre des blessures à la tête ne tarda pas à devenir considérable puisque, d'après les statistiques dressées à cette époque, on a pu constater, dans certains secteurs particulièrement éprouvés, que 66, 71 et même dans certains cas 77 % des blessés portaient des lésions du crâne ou de la face. Ces lésions étaient, en général, d'une gravité extrême; nombre d'entre elles avaient pour conséquence la mort ou des troubles cérébraux irrémédiables. Dans certains hôpitaux on a établi que 88,5 % des blessures du crâne étaient mortelles. Le commandement se hâta de prendre des mesures et fit mettre en service, dès le mois de mai 1915, une sorte de calotte en acier qui emboîtait la tête et se plaçait sous le képi. Immédiatement le nombre des blessures graves du crâne diminuait. En juillet 1915, il n'était plus guère que de 33 à 41 % du nombre des blessures ayant motivé évacuation. Cependant, grâce aux efforts des spécialistes et en particulier à ceux du sous- intendant Adrian, toute l'armée fut dotée d'un casque en acier, suffisamment solide pour constituer clans un très grand nombre de cas une protection efficace. D'ailleurs, la valeur défensive du casque actuellement en service est définitivement démontrée par des statistiques récentes. Au cours du premier semestre 1917, le nombre des hommes évacués pour blessures du crâne a varié, selon les secteurs, de 11 à 23 % du nombre total des blessés et, d'autre part, parmi les blessés du crâne que leur casque avait insuffisamment protégés, la mortalité dans les hôpitaux n'a jamais dépassé 49 à 60 %.
1er et 2 Août 1915 , le 272e RI est toujours en repos dans les cantonnements du village de Regret et Glorieux . Ce n'est que le 3 août que le régiment changera de cantonnement pour Sommedieu . 3 août 1915 , le régiment quitte ses cantonnements pour Sommedieu . 4 août 1915 , les 4e et 6e bataillons reçoivent l'ordre d'un nouvel emplacement; ils se placeront entre le vieux moulin du ravin de Seuzey et le ravin des Boeufs près de la chapelle et de la ferme de Vaux les Palameix . Le 272e RI relève le 172e RI et des Cies du 112e Territorial. Le PC du colonel est installé aux environs de la chapelle de Vaux les Palameix . 5 août 1915 , le TC, le TR et le 5e bataillon s'installent à Ambly . 6 août 1915 , mêmes emplacements que la veille, le front est calme aucune perte. Les cuisines du régiment sont installées dans les boqueteaux bordant le ravin du Moulin de Liséral ( voir photo ) . La Brigade est installée aux Chenots, en arrière de ce moulin. Le 4e bataillon en réserve à Génicourt . 7 août 1915 , les deux bataillons (4e et 6e) restent ainsi sur leurs emplacements jusqu'au 10 août.
Juillet 1915 (2)