Janvier 1915 Accueil Mars 1915 (2) Mars 1915 Février 19155 mars 1915, le 2e bataillon qui s'est arrêté en passant au mesnil pour prendre des pétards et des fusées s'engage vers 1h dans le boyau du calvaire qui mène au "Bois en accent circonflexe" où il doit trouver 6 guides. L'objectif de l'attaque se situe à environ 800 mètres au nord de la côte 196 . Le 2e bataillon éprouve des difficultés pour franchir des tranchées larges, profondes et remplies de soldats; il devient impossible alors de donner une direction aux unités qui avancent. Il est 5h du matin, l'attaque prend du retard. Le Générale de Brigade prescrit alors que l'attaque sera reprise à 13h, le 72e RI doit attaquer à l'ouest du chemin conduisant à 196, la gauche du 128e RI étant en appui.L'attaque sera précédé d'un tir d'artillerie. A l'heure dite, l'attaque est menée très activement, les Cies du 2e bataillon sont succéssivement engagées par deux: 5e et 7e puis 8e et 6e Cies. Le 3e bataillon est engagé à son tour le commandant Fernand Rebut qui le commande est tué aussitôt en voulant pousser plus vivement son bataillon . Un feu de flanc partant du " Bois allongé " gène considérablement le mouvement. La progression se poursuit dans des conditions extrêmement difficiles par suite de feux d'enfilade sur la droite et sur la gauche. La 12e Cie progresse par l'est de la tranchée PC (voir croquis) et parvient à s'établir sur la ligne AC qu'elle organise aussitôt. Les 7e et 8e Cie qui ont atteint la ligne AB s'y installent solidement. Le régiment profite de la nuit pour travailler à assurer l'invinvibilité du terrain conquis.
DERUELLE Victor né le 6/11/1894 à Amiens (80) matricule 6029/984 - classe 1914 recrutement Amiens - Caporal 72éme R.I décèdé suites blessures de guerre le 5/03/1915 à l'hôpital Temporaire N°17 de Chalons S/Marne (51)
6 mars 1915, vers 2h du matin les 1ere 4e et 5e Cies du 72eme RI lancent une offensive de nuit, le résultat est médiocre, l'ennemi lance sans interruption des fusées et inflige des pertes sérieuses. Les 3 commandants de compagnie sont tués au début de l'action et le capitaine Gagin en tentant de rétablir la situation est également tué . Une nouvelle attaque est ordonnée pour 11h du matin patr le Général de la 3e DI mais celle ci sera reportée vers 15h. Mais les compagnies sont mélangées, elles manquent de cadres et sont surtout extrêmement réduites. Le colonel se tient à une quarantaine de mètres de la tranchée allemande (en M) qu'il s'agit d'enlever et l'attaque échoue. Il examine la situation en compagnie d'un aspirant d'artillerie et comprend très vite qu'il ne peut utiliser sa propre artillerie due à la trop forte proximité des lignes allemandes des lignes françaises. Le colonel demande alors au Général de brigade l'utilisation de canons de 65 et 58. Le commandant Guyot est blessé au cours de l'action.
ESSIQUE André Jules né le 15/04/1889 à Piquigny (80) matricule ../546 - classe 1909 recrutement Amiens - sergent 72éme R.I décèdé suites blessures de guerre le 01/03/1915 à l'ambulance N°2 de St Jean sur Tourbe (51) sur le monument aux Morts d'Amiens (80)
Louis Avart (1883 - 1931) incorporé au 72e RI. Grièvement blessé le 5 mars 1915 à Mesnils les Hurlus. Citation à l'ordre du régiment. Son Histoire
1 mars 1915 , même cantonnement qu'en février 1915: Felcourt et La Chapelle, état sanitaire laissant toujours à désirer, 44 évacuations. 2 mars 1915 , le régiment se met en marche à 7h du matin pour rejoindre Somme Tourbe où il arrive vers les 11h30. Installations des 1er et 3e bataillons vaux abris de Somme Tourbe, le 2e bataillon aux abris à l'ouest de la Salle. Etat sanitaire peu satisfaisant, 23 évacuations. 3 mars 1915 , les bataillons du 72e RI rejoignent de nouveau les abris Guérin, le 1er bataillon s'installe aux abris de la côte 147 . Ils y restent jusqu'au 4 mars en fin de journée.
Secteur des combats des 5 et 6 mars 1915