AccueilLes combats de la journée du 5 mars 1915 succèdent les attaques sur le secteur du Bois Jaune Brûlé.
Remerciement à Mr Gayou pour la communication des informations. Source JMO 72e RI. JMO 3e DI.
Compte rendu des combats du 5 mars 1915 par le Colonel Toulorge commandant le 72e RI Dans la 1ere partie de la nuit fusillade incessante et fusées éclairantes continuelles. Dans la 2e partie, l'attaque par le 72e RI a été faites par 3 compagnies sous les ordres du capitaine Gagin. La 1ere compagnie a pu s'approcher à 30m des tranchées allemandes mais elle a été décimée. Pertes sérieuses dans les 3 Cies, Capitaine Gagin grièvement ou mortellement blessé (*) . Le Capitaine Gagin est mort de ses blessures le 6 mars 1915.
Dans la nuit du 5 au 6 mars 1915 , une nouvelle attaque a lieu vers 2h 1/2 du matin, seules les 1ere ( compagnie de Lucien Gayou ), 4e et 5e compagnies y participent. L'attaque ne surpris pas l'ennemi qui affligent de lourdes pertes, les 3 Commandants de compagnies sont tués au début de l'action.
Secteur des combats des 5 et 6 mars 1915
5 mars 1915, le 2e bataillon qui s'est arrêté en passant au mesnil pour prendre des pétards et des fusées s'engage vers 1h dans le boyau du calvaire qui mène au "Bois en accent circonflexe" où il doit trouver 6 guides. L'objectif de l'attaque se situe à environ 800 mètres au nord de la côte 196 . Le 2e bataillon éprouve des difficultés pour franchir des tranchées larges, profondes et remplies de soldats; il devient impossible alors de donner une direction aux unités qui avancent. Il est 5h du matin, l'attaque prend du retard. Le Générale de Brigade prescrit alors que l'attaque sera reprise à 13h, le 72e RI doit attaquer à l'ouest du chemin conduisant à la côte 196 , la gauche du 128e RI étant en appui. L'attaque sera précédé d'un tir d'artillerie. A l'heure dite, l'attaque est menée très activement, les Cies du 2e bataillon sont succéssivement engagées par deux: 5e et 7e puis 8e et 6e Cies.Le 3e bataillon est engagé à son tour le commandant Rebut qui le commande est tué aussitôt en voulant pousser plus vivement son bataillon. Un feu de flanc partant du " Bois allongé " gène considérablement le mouvement. La progression se poursuit dans des conditions extrêmement difficiles par suite de feux d'enfilade sur la droite et sur la gauche. La 12e Cie progresse par l'est de la tranchée PC ( voir croquis ) et parvient à s'établir sur la ligne AC qu'elle organise aussitôt. Les 7e et 8e Cie qui ont atteint la ligne AB s'y installent solidement. Le régiment profite de la nuit pour travailler à assurer l'invincibilité du terrain conquis.
Les pertes du 5 mars 1915 s'élèvent à: 111 soldats tués 180 blessés et 36 disparus Inscrit parmi les tués du 5 mars 1915 Pierre Lucien Maxime Gayou ne possède pas de sépulture connue.
Pierre Lucien Maxime GAYOU est né le 27 aout 1880 à Mareuil en Dordogne, département d’origine de sa famille dont le grand-père Pierre (brigadier de Gendarmerie) et son père Maxime Georges (colonel, chef de la légion de Gendarmerie d’Amiens) étaient tout deux décoré de la légion d’Honneur ! Malgré ces antécédents familiaux et après un Bac obtenu très jeune, il choisit le métier de la banque. En poste auprès des plus grandes banques européennes, c’est en Angleterre qu’il se maria le 10 mars 1908 de cette union nait une fille en 1910. De la classe 1900, matricule 537, il fait ses classes militaires au 120e RI puis est incorporé au 72 RI d'Amiens. Caporal le 16 mai 1902 puis sergent le 17 novembre 1902. Mobilisé en août 1914, Pierre Gayou est envoyé dans un premier temps à Morlaix puis part en renfort au 72e RI le 9 octobre 1914. En février 1915, Sergent dans la 1ere compagnie du 1er bataillon, il participe aux combats de Mesnil les Hurlus (51) sous les ordres du Capitaine Gagin . Pierre Gayou est tué au cours des combats du 5 mars 1915 alors que le 72e RI se bat afin de gagner des positions à l'est du Bois Jaune Brûlé .