Accueil Le 72e RI à MorlaixDes soldats du 72e RI à Roscoff. Bretagne . 1914 1918. Selon un document des archives militaires du 72e RI d'Amiens, il y aurait eu des militaires des 72e et 272e RI à Roscoff en Bretagne ainsi qu'à Douarnenez, Ploujean, St Pol de Léon et Lesneven . En effet, le dépot militaire de ces deux régiments a quitté Amiens (lieu de casernement d'origine avant fin aout 1914) pour Morlaix en Bretagne. La caserne Guichen à Morlaix devenait ainsi le lieu de transition de tous les soldats revenus de permition ou de convalescence après une blessure. Mais il semble qu'à Roscoff, non loin de Morlaix, il y eut des militaires du 72e RI qui ont stationné dans cette ville; les hotels et les grands établissements étaient ainsi réquisitionnés afin de loger l'ensemble des soldats. Un des documents administratif indique: 26e Cie Cantonnement de Gambetta à Roscoff le 16 janvier 1916 .
Mr Monfort était le propriétaire de l'hotel Roscovite situé à Roscoff. Ce batiment a été réquisitionné pendant la première guerre mondiale afin d'y faire séjourner des soldats du 72e RI
A Roscoff , l'hotel restaurant " Talabardon " du nom de son propriétaire fut réquisitionné par les autorités militaires dès le mois de septembre 1914. Des soldats 72e 272e RI et 12e Territorial ont séjourné dans cet établissement durant toute la période de guerre.
Un soldat portant le nom de Melliez a écrit cette carte postale depuis Roscoff , l'un des dépôt dans lequel était stationné des soldats du 72e RI. La vue de cette CP nous montre l'hotel Roscovitte , batiment qui fut réquisitionné pendant la guerre afin d'y loger temporairement des soldats du 72e RI. Notez le cachet du dépôt régimentaire sur la carte .
L'île de Sieck au large de Santec près de Roscoff, aujourd'hui c'est une propriété privée mais on peut y accéder par un petit chemin qui fait le tour de l'île. ( photo Laurent Soyer )
L’administration du camp s'est installée face au port au rez-de-chaussée du bâtiment sud. La troupe prend ses quartiers dans plusieurs maisons réquisitionnées à cet effet. Les sous-officiers logent dans une maison plus cossue appelée le pavillon. 70 militaires d'infanterie territoriale, sous les ordres d'un adjudant assisté d'un sous-officier interprète, assurent la garde des détenus et un médecin militaire veille au bon état sanitaire des prisonniers. 16 hommes logent en permanence au poste de police installé dans la bâtisse ayant servi de réserve de charbon (an ty glaou), effectuent des rondes nocturnes fréquentes et assurent la surveillance du cantonnement. En septembre 1915, un détachement du 72ème régiment d'infanterie relève les soldats de l'infanterie territoriale jusqu'à l'évacuation du dépôt . Durant la seconde guerre mondiale les autorités allemandes occupent l'île et font raser l'ensemble des batiments.
Non loin de Roscoff se trouve l'île de Sieck . En juillet 1914, la guerre n'est pas encore déclarée mais déjà les autorités recherchent dans les îles bretonnes des casernements susceptibles de recevoir des détenus ennemis. L’île de Batz et l’île Callot sont écartées en raison des problèmes posés par le ravitaillement en eau, mais l’île de Sieck, d'accès facile à marée basse, est considérée comme lieu d'internement possible car disposant de bâtiments vastes et inoccupés. Le 20 septembre , 351 Allemands, Autrichiens et hongrois mobilisables par l'ennemi passent au Dossen. Certains sont si faibles que leurs camarades doivent les porter sur des brancards. La population les considère comme des espions en raison de leurs vêtements civils et ne leur témoigne aucune marque de compassion car la mobilisation a vidé les foyers. A leur arrivée sur l'île, les détenus sont fouilles et leur avoir, déposé sur des comptes tenus par l’administration du camp, reste à leur disposition. Ils sont aussitôt installés dans l'usine qui abrite déjà des familles de pêcheurs. Dans un souci d'hygiène, les détenus sont conduits au port 50 par 50, sous garde renforcée, pour s'y baigner.