AccueilDernier courrier daté du 11 novembre 1918 envoyé par le soldat Louis Bénard 272e RI annonçant l'armistice
le déroulement des derniers jours au front des 72e et 272e RI le 11 novembre 1918. Un certain 11 novembre 1918 au 72e RI En novembre 1918 , le 72e RI se porte au sud de Vouziers en réserve du Corps d'Armée qui attaque la foret de Boult en liaison avec les forces américaines. Le régiment n'intervient pas dans le conflit et est retiré du front le 5 novembre; il se rend par étape au camp de Chalons, au sud de Suippes où la division se rassemble afin de partir pour la Lorraine. Le 11 novembre 1918 à 10h le Lt Colonel Mignon, chef de corps du 72e RI, reçoit un coup de téléphone lui annonçant le message du Maréchal Foch: " Les hostilités seront arrêtées sur tout le front le 11 novembre à 11h, les troupes alliés ne dépasseront pas jusqu'à nouvel ordre le front atteint à cette heure et à cette date ". Le 72e RI dénombre plus de 4664 tombes sur l'ensemble des champs de bataille . Un certain 11 novembre 1918 au 272e RI En novembre 1918 , le 272e Ri cantonne à Buriville en Lorraine, un secteur calme. Le 10 novembre, un beau dimanche ensoleillé dans les cantonnements les conversation courent sur l'armistice qui doit être signé le lendemain. Ironie du sort un ordre de l'Etat Major vient ternir cette nouvelle, une attaque est prévue pour le 16 novembre vers le village de Gondrexon, le 87e RI soutiendra cette attaque vers le village de Veho en Lorraine. L'ordre sera annulé dans la journée annonçant que l'armistice sera bel et bien annoncé le 11 novembre 1918 avec fin des hostilités à 11h du matin. Le 11 novembre 1918 à 11h les clairons du Commandant Chabannes (4e bataillon) sonnèrent le "Cessez le feu".
André Delattre, brancardier au 72e RI écrit le 11 novembre 1918 : " le 11 novembre, vers 7h30 du matin, un aumonier qui revient de Châlons à bicyclette, nous crie en passant que l'armistice est signé. Personne n'ose y croire et cependant la nouvelle est exacte. A 9h, la nouvelle est confirmée, le Colonel donne l'ordre de sonner "Aux Champs" la guerre est finie ! Le soir on n'entendait que des chants dans le camp, pour corser l'ordinaire et fêter ce joyeux évènement nous avons acheté plusieurs bouteilles de mousseux que nous buvons ensemble avec les brancardiers . "