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Maurice Ernest Mordant né le 18 février 1874 à Fressines canton de Celles dans les Deux Sèvres. Marié et père de sept enfants. Le 16 novembre 1895 il incorpore le le 108e RI en tant que 2e classe. Le 10 octobre 1913 il est promu Capitaine au 72e RI, Maurice Mordant sera commandant de la 8e Cie du 2e Bataillon au 72e RI. En première ligne sur le front de Pargny sur Saulx, il sera tué auprès de ses hommes dans un combat de rue le 8 septembre 1914. Décoré de la Légion d'Honneur, de la Croix de Guerre avec palme et de la Nichan Iftikar (campagne en Tunisie).
Georges Farret correspondra souvent avec ses parents, des lettres dans lesquelles il décrit les premiers combats dans village de Cesse (55) et de Maurupt (51).
" d'Hugleville Hélion, sous Lieutenant de réserve, ayant reçu l'ordre d'enlever une tranchée ennemie, a été blessé d'une balle dans l'aine en s'élançant à la tête de sa section; n'en continua pas moins à charger et reçu une seconde balle qui lui traversa le bras droit. Blessé une troisième fois, il n'abandonna son commandement qu'après l'avoir passé à son sergent ". Croix de guerre avec palme. 3 octobre 1914. Journal officiel du 12 décembre 1914.
Soldat Georges Farret 72e RI
Soldat Jacques Leroy 72e RI
Georges Farret, né à Paris le 27 juillet 1893. Etudiant de 2e année en faculté de droit à Paris. Incorporé au 72e RI, il sera blessé lors des combats de Maurupt le 10 septembre 1914 . Soigné à l'hopital de Limoges, il décèdera de ses blessures le 17 octobre 1914 .
Lettre écrite sur son lit d'hôpital par Géorges FARRET , Soldat de 1re classe, quelques jours avant sa mort. Limoges, mardi 15 Septembre 1914. " Chers Parents, c'est ici que j'ai échoué après avoir passé quarante-huit heures dans le train.Bien content d'arriver la nuit dernière. Je suis dans un hôpital aménagé, selon les circonstances, dans une ancienne caserne. Je n'y serai point mal. Les voisins de lit sont Parisiens et l'on cause et l'on rit. Admirablement bien soignés par docteurs et dames de la Croix-Rouge.C'est heureux que je suis ici pour assez longtemps. J'ai la jambe droite assez abîmée par un éclat d'obus et une légère blessure au bras droit. Ne vous inquiétez pas, que ce soit long ou court, que ce soit douloureux ou non, il y en a tellement qui y laissaient leur peau! Et puis, si je souffre, je suis content que ce soit pour quelque chose qui mérite qu'on lui sacrifie tout. Tous mes amis et camarades de la compagnie étaient jeudi matin morts ou blessés, je ne sais. Le 72e est très décimé (11e compagnie, il restait 70 hommes sur 250). Soyez heureux au moins de la certitude que vous avez maintenant. Je vous embrasse de tout coeur, papa, maman, Jacques. N'oubliez pas d'embrasser pour moi bonne tante, tante Aimée et tous les Maufroy." Géorges FARRET .
Citation à l'ordre de l'Armée " Soldat qui a toujours fait preuve de la plus belle energie physique et morale. Blessé en allant, comme volontaire, reconnaitre une maison occupée par l'ennemi à Maurupt, ne s'est pas arrêté et à continué jusqu'à ce qu'il soit grièvement atteint. Est mort de ses blessures "
Hélion d'Hugleville , fils du marquis d'Hugleville et de la marquise née Val de Dampierre est né au chateau d'Hugleville le 10 décembre 1870. Etude au collège St François à Evreux puis au collège St Etienne à Chalon Sur Marne. Licencié d'histoire il mène des études préparatoires à l'inspection des finances. Hélion d'Hugleville fait son service militaire au 74e RI il est plus tard nommé S/Lt de réserve au 72e RI. Il est touché de 3 balles à la tête de ses hommes le 3 octobre 1914 au Bois de la Gruerie. Après sa convalescence il demande à remonter au front, le 18 avril il rejoint le 72e RI en ligne près des Eparges; le 26 avril 1915 il est blessé grièvement lors de l'attaque du plateau des Eparges. Hélion d'Hugleville meurt de ses blessures à l'hopital de Verdun le 27 avril 1915 .
Capitaine Maurice Mordant 72e RI
Aves l'aimable autorisation de Mr Frederic Genty (arrière petit fils du Capitaine Mordant) qui a conservé précieusement l'ensemble des documents rendant hommage à son arrière grand père mort au combat. Histoire du Capitaine Maurice Mordant
Jacques Leroy est né le 19 avril 1886 à Cerisy Gailly (80). Dès l'age de 20 ans il se retrouve à Fourdrinoy pour un travail de journalier. Il se marie le 17 novembre 1910 2 mois après son service militaire à Compiègne au sein du 5ème Régiment de Dragons ,2ème Escadron de Cavalerie, avec certificat de bonne conduite. Jacques Leroy sera père de trois enfants. En août 1914 Jacques Leroy rejoint la 6e Cie du 72ème RI et fait toute la campagne militaire jusqu'en février 1915 En février 1915, le 72e RI participe à la bataille de Champagne près de Mesnils les Hurlus les combats sont rudes et les pertes sévères près des positions du Bois Jaune Brûlé. Le 25 février 1915 , Jacques Leroy est tué lors d'une journée d'offensive meurtrière. Son corps n'est pas identifiable, il est inhumé comme inconnu à l'ossuaire nécropole Nationale « Le Pont du Marson » prés de Minaucourt les Hurlus Décorations : Croix de Guerre, Médaille Militaire Médaille Intéralliée de la Victoire